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Chaque communauté a des domaines d'activité définis. Les Punjabis sont considérés comme d'excellents fermiers. Les Marwaris originaires du Rajasthan sont des industriels et des usuriers. Les Tamouls du sud  de l'Inde sont des burocrates et les Gujaras sont des courtiers et des commerçants.

Les Jains traditionnellement comptables sous le règne des musulmans excellent maintenant dans la gestion financière. Ils exercent aussi leur talent dans la taille des diamants.

En Inde, chacun est étiqueté par son nom. Rien de tel qu'un nom pour ranger quelqu'un à sa place.  Et cette place n'est pas, comme c'est le cas en occident, celle d'un individu solitaire. Le nom positionne la personne dans une communauté spécifique dont les particularités sont assumées par avance.

Ainsi, par exemple, le nom d'une famille brahmane pourrait être Divédi, ce qui indiquerait que la famille est issue d'une communauté où deux Védas sont  étudiées. Si trois ou quatre Védas étaient étudiées, le nom serait respectivement Trivédi et Chatuvédi.

Certains groupes ont un système des noms compliqué. Par exemple RV Ramamurthy, Ramamurthy est le nom personnel et les initiales indique le village d'origine et le père.

Certains Parsis font dériver leur nom de leur profession, Mr Doctor ou Mistry (mécanique) ou Mr Bottleopenerwallah (celui qui ouvre les bouteilles).

Dans les familles traditionnelles, il existe un code de conduite entre les individus. Chacun connaît sa place et sait comment se comporter. Les gens disent rarement "merci" ou "s'il vous plait" car ce n'est pas utile.

Ces règles ont aussi cours dans le monde  du travail excepté celui des compagnies aériennes.

Tout est codifié, depuis la façon d'être des jeunes avec leurs aînés : quels pieds toucher le matin et dans quel ordre de préséance jusqu'au nombre de saris et d'ustensiles de cuisine à inclure dans une dot.

L'aînée des femmes mariées de la maison gouverne et fait régner sa loi sur ses soeurs et belles-soeurs avec une poigne de fer.

Les liens familiaux sont clairement indiqués :, Dada et Dadi pour les grand-père et grand-mère paternels, Nana et Nani pour les grands-parents maternels, 

Chacha, le jeune frère du père et Chachi son épouse, Taya le frère aîné du père et Tayi son épouse, Devar le jeune frère du mari et Devarani son épouse.

La forme indienne de M et Mme est Shri et Shrimati (abrégé en Smt). Les hommes et les femmes sikhs emploient respectivement Singh (lion) et Kaur (princesse) entre leur prénom et leur nom de famille, exemple : Sher Singh Aluwalia, Gurmeet Kaur Saud. Les musulmans appellent souvent leur femme Bégum (femme musulmane de haut rang).

La forme polie "Aap"  correspondant au "Vous" de politesse est réservée aux aînés, troisième age et hautes castes.

Pour s'adresser aux serviteurs et aux enfants, le Tum (Tu) est utilisé.

Rajouter "ji" à un nom est une marque de respect : Masterji, Bhai (frère)ji, Memsahibji (souvenir des jours de l'Empire Britannique désignant la maîtresse de maison).

En aucun cas, une épouse indienne n'appelle son mari par son nom, ce serait lui manquer de respect. Pour s'adresser à lui, elle utilise une manière détournée : "ji" ou "regarde" ou 'hello". En cas extrême, elle fait référence à lui en tant que père de ses enfants.

Le langage du corps : un hochement de tête de bas en haut est clairement un "oui", de droite à gauche un "non". Le mouvement le plus courrant est une drôle de façon de dodeliner de la tête. C'est très caractéristique des Indiens et peut avoir plusieurs significations : accompagné d'un sourire "oui, je comprend" ou "peut-être", et le plus souvent "je ne pouvais pas faire moins".

Les Indiens sont hospitaliers et ne laissent passer aucune occasion d'être amicaux avec les étrangers, cela peut parfois être gênant. Ils insistent pour offrir nourriture et boisson même si vous n'en voulez pas. Le meilleur moyen si vous n'en voulez vraiment pas et de dire poliment et fermement "non" avec le sourire et d'expliquer que vous sortez de table.

Souvent, de parfaits inconnus vous proposeront de venir les voir chez eux, ils insisteront même si vous êtes d'accord , mais personne ne sera plus étonné qu'eux si les prenant au mot vous accourrez.

Dans un tel cas, le mieux est de répondre "nous viendrons un de ces jours". On attend de vous que vous oubliiez tout ça. Si vous souhaitez réellement donner suite à l'invitation, il est sage d'être clair et de fixer date et heure.

Source: Customs and Etiquette In India de venika Kingsland

 

 

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(c) PONDICHERY.COM / 2002 - Textes/infos: Christine Schotte